Je me souviens de la chaleur de ta main dans la mienne, du vent de ta bouche, des torrents de tes yeux.
Je me souviens de tes soirées trop arrosées, de ton corps abandonné dans la terre. Je me souviens de ta foule d'amis, que tu ne pourrais même pas caractériser d'amis. Je me souviens de l'orgasme. Je me souviens des nuits violentes de fusion, de tes mains sur mon cou. Je me souviens ta pudeur grandissante chaque jour un peu plus, et de ton dos battu par la fatigue. Je me souviens de ton lit, plus grans que le mien, et de ta cuisine trop petite. Je me souviens la gare. Je me souviens les vignes, la lune, les étoiles. Mais je ne me souviens plus de qui j'ai aimé tout ça.






